VIDÉO – Il y a 60 ans, le premier hypermarché de France ouvrait dans l’Essonne

Le 15 juin 1963, un hypermarché Carrefour ouvrait ses portes à Ste-Geneviève-des-Bois, à une vingtaine de kilomètres au sud de Paris. C’était le premier en France à proposer sous un même toit et en libre service produits frais, textile et électroménager.

Le premier hypermarché Carrefour, à Sainte-Geneviève-des-Bois, en 1963.
Le premier hypermarché Carrefour, à Sainte-Geneviève-des-Bois, en 1963. © AFP – Handout/Carrefour

Pas moins de 450 places de parking et un bâtiment de 2.500 mètres carrés où cohabitent, en libre-service, des rayons de produits frais, de textile et d’électroménager. Le magasin Carrefour, ouvert le 15 juin 1963 à Ste-Geneviève-des-Bois, dans l’Essonne, a été le premier hypermarché de France il y a 60 ans. A l’époque, il avait même été béni par un prêtre et parrainé par Françoise Sagan.

Pas de concurrence avec le centre-ville

Aujourd’hui, le parking du Carrefour de Sainte-Geneviève des Bois est deux fois plus grand, la surface commerciale a plus que triplé, mais selon la présidente de l’association des commerçants et artisans de cette ville de 35.000 habitants, Lydia Biancardi, l’hypermarché “ne fait pas d’ombre” aux commerces de centre-ville, puisqu’il propose des produits différents. Des propos corroborés par le maire, Frédéric Petitta, qui souligne la richesse de la vie commerçante de sa commune tout en se disant “très fier” d’avoir ce Carrefour.

Mammouth, Continent, Rallye…

De nombreux hypermarchés, autrement dit des surfaces de plus de 2.500 mètres carrés vendant des denrées alimentaires, ont vu le jour après celui de Ste-Geneviève-des-Bois. On en compte désormais 2.255 en France métropolitaine, pour une surface commerciale de 12 millions de mètres carrés.

Au gré de ses 60 ans d’existence, le format de magasins “hypermarché” s’est taillé une place essentielle dans la vie des Français, au point de devenir un symbole de la société de consommation. Que ce soit sous des enseignes qui restent d’actualité – Carrefour, Auchan, Cora, E.Leclerc ou Casino – ou d’autres qui se sont éteintes définitivement, comme Mammouth, Continent, Rallye ou Euromarché.

Un modèle en perte de vitesse, mais qui reste un repère

Mais le modèle est en perte de vitesse, en raison de la concurrence du commerce en ligne, des discounters ou des distributeurs spécialisés. Bien qu’ils souffrent parfois d’une image dépréciée, les hypers génèrent un chiffre d’affaires annuel de 70 milliards d’euros. Près de 2 euros sur 5 dépensés en grandes surfaces le sont dans un hypermarché.

Ces très grandes surfaces restent, selon les mots de Michel-Edouard Leclerc, patron de l’enseigne du même nom, des navires amiraux qui, pour ceux qui marchent le mieux, “savent répondre à la demande sociale en termes de pouvoir d’achat” tout en mettant en scène “le foisonnement de l’offre“. L'”hyper” reste, pour de nombreux Français, un passage obligé pour faire les courses, voire un lieu de vie et de “sociabilité”, résume l’expert de la consommation Olivier Dauvers auprès de l’AFP.

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