Mort de Thomas, 16 ans, dans la Drôme : sa mère sort du silence, “C’est un meurtre qu’ils ont fait”

Les premières paroles d’Isabelle, la mère du jeune Thomas, 16 ans, tué lors d’une bagarre à Crepol, dans la Drôme, ce samedi 18 novembre.

Trois jours après le drame survenu à Crepol, dans la Drôme, la mère de Thomas, 16 ans, s’est exprimée pour la première fois dans les colonnes de Paris Match. “C’était un jeune homme plein de vie, aimé de ses amis, quelqu’un sans problème, très sage.” C’est ainsi qu’elle a présenté l’adolescent décédé lors d’un bal sur invitation organisé dans leur ville. 400 personnes étaient alors présentes.

La fête avait tourné au drame, lorsque le vigile qui gardait les portes avait refusé l’entrée à un groupe de jeunes. En colère, ces derniers étaient donc revenus plus nombreux et une bagarre a éclaté, avec la présence d’armes blanches. Plusieurs personnes ont été grièvement blessées. Thomas, lui, a perdu la vie.

Thomas n’avait pas le droit de sortir sans adulte

Elle a fait savoir que son fils n’était autorisé à sortir sans la présence de ses parents que depuis peu, tant qu’il était accompagné de son grand-frère de sept ans son aîné. “Cet été, on l’avait autorisé à aller à quelques bals de village”, a précisé Isabelle.

“Et pour celui de Crépol, il avait hâte. C’est juste à côté de chez nous, et sur les 300 ou 400 participants, il devait connaître 80 % des jeunes. Tous les copains de Thomas devaient dormir à la maison… ça n’est jamais arrivé (…) Nous étions partis en week-end à 200 km de là et son frère nous a appelés. Il disait qu’il n’avait pas réussi à sauver son frère. On est rentrés immédiatement. On a pu parler au Samu, qui a tenté de le sauver. Ils nous ont dit qu’il ne parlait déjà plus.”

“C’est un meurtre qu’ils ont fait”

Touchée par l’émoi national après la perte de son fils, Isabelle attend que les suspects soient enfin interpellés“Ça ne nous le ramènera pas, mais au moins, ça les empêchera de faire d’autres… meurtres. Oui, c’est un meurtre qu’ils ont fait, a-t-elle souligné.

Ce mardi 22 novembre, Marie-Laure Pezant, porte-parole de la gendarmerie nationale, a affirmé que les auteurs des violences à Crépol n’allaient “pas tarder” à être appréhendés.

Source utilisée :

Paris Match

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