“Ça m’a complètement retourné” : les premiers visiteurs de la maison de Serge Gainsbourg à Paris sont comblés

Pour la première fois, des fans du chanteur français ont pu visiter sa maison mythique, rue Verneuil dans le VIIe arrondissement de Paris. Des visiteurs conquis, mais partagés entre fascination pour le lieu et peur du voyeurisme.Nicolas, un des premiers visiteurs, en sortant : "On a presque du mal à s'en remettre de cette visite."

On pourrait presque faire un bingo. Chaque visiteur qui sort de la maison de Serge Gainsbourg, pour la première fois accessible au public, lâche le même mot : émouvant“C’est émouvant et il a fallu que je me retienne pour ne pas pleurer”, commente Nicolas, “c’est émouvant et très fort”, dit aussi Laurent, “c’est assez indescriptible, on est très ému”, poursuit Raphaëlle. Des premiers visiteurs, tous très fans du chanteur de “La Javanaise”, conquis par leur découverte de ce lieu “mythique.”

À l'intérieur, les murs sont noirs, la façade, elle, est couverte d'affiches, de tags et d'hommages.

Plus petite que dans leur imaginaire

Ce que j’ai aimé, dit Nicolas, “c’est de découvrir tous les lieux de vie, du salon à la chambre.” “Cette petite maison aux murs sombres, avec des objets particuliers un peu partout, une araignée sur le piano, un mannequin d’anatomie, c’est très à part comme endroit, ça m’a retourné.” Une maison plus petite que ce que tous les visiteurs imaginaient. Laurent, policier de métier, a surtout aimé les collections de Serge Gainsbourg, notamment celle “de képis, de pucelles de police, c’est un homme qui aimait la police.”

La rigueur et la fermeté d’un policier, les organisateurs de la visite en ont un peu : seules deux personnes peuvent entrer toutes les six minutes dans la maison, et n’essayez (vraiment) surtout pas de faire un pas de côté, de trop essayer de regarder à l’intérieur ou de prendre des photos derrière la grille, le lieu cultive ses secrets.

Un peu de voyeurisme

Certains fans admettent qu’ils sont un petit peu gênés avec le voyeurisme que la visite implique. “On se sent pas chez nous, c’est normal, un peu voyeurs”, admet directement en sortant, Raphaëlle. “On se retrouve dans des pièces où tellement de choses intimes ont été vécues, aussi”, poursuit son ami. D’autres visiteurs admettent avoir ressenti le même sentiment.

Le billet “maison + musée” coûte 25 euros, catégorie “plein tarif.” Après avoir visité la maison, les curieux traversent la rue et se rendent au musée Gainsbourg. Ils peuvent aussi profiter d’une librairie-boutique et du Gainsbarre, un café en journée et piano-bar de nuit, indique le site internet du lieu.A quelques numéros de la petite maison de Gainsbourg, une librairie et un musée permettent de poursuivre la visite.

Certains passants sans tickets ont bien essayé, en ce mercredi d’ouverture d’entrer, en vain, dans la maison de Gainsbourg. “Impossible ! tout est complet je dois repartir”, lâche Annie. Il faudra attendre au moins trois mois pour tenter d’y revenir, les visites de la maison sont complètes jusqu’à fin décembre.

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