Disparition d’Émile au Vernet : les parents du petit garçon s’expriment publiquement pour la première fois

Les parents du petit Émile, disparu le samedi 8 juillet au Vernet dans les Alpes-de-Haute-Provence, s’expriment publiquement pour la première fois dans un article publié ce mardi dans le magazine Famille chrétienne. Ils remercient tous ceux qui les ont épaulés et répondent aux “contrevérités”.

Plus de sept semaines après la disparition d’Émile, un enfant de deux ans et demi, dans un hameau de la commune du Vernet dans les Alpes-de-Haute-Provence, ses parents, Colomban et Marie, s’expriment publiquement pour la première fois dans la presse, dans un article publié ce mardi dans le magazine Famille chrétienne, alors que l’enquête judiciaire se poursuit pour retrouver leur fils ; une instruction sur laquelle ils n’ont “pas de nouvelles informations particulières à communiquer”,  en rappelant la nécessité de préserver le secret de l’instruction. Deux juges d’instruction sont chargés de l’affaire.

“Remercier tous ceux qui nous soutiennent dans cette terrible épreuve”

Les parents d’Émile prennent publiquement la parole aujourd’hui, “d’abord et avant tout pour remercier tous ceux qui nous soutiennent dans cette terrible épreuve”, explique Marie à l’hebdomadaire en ajoutant : “Face au drame, nous sommes restés soudés avec nos familles et amis”. Ils saluent l’investissement des pompiers, des gendarmes chargés de l’enquête. “Depuis le début, ils ont fait preuve d’un grand professionnalisme et de beaucoup d’empathie”, assure Colomban en ajoutant : “Le plus important maintenant […], c’est de dire merci à tous ceux qui se sont mobilisés à nos côtés”, proches, voisins, villageois,, professionnels, anonymes etc. pour le soutien moral et matériel apporté.

Les parents du garçonnet disparu indiquent avoir reçu du soutien en provenance de tout le pays, notamment des habitants du Vernet et de la région, mais aussi de personnes habitant en Arménie, au Mexique, au Gabon, ou encore au Liban. “Dès le départ, la mobilisation a été vraiment extraordinaire, assure Marie. Le samedi soir, nous avons d’abord dissuadé nos amis de venir au Haut-Vernet, car nous avions encore l’espoir de retrouver Émile très rapidement. À partir du dimanche soir, nous avons envoyé des messages pour mobiliser des volontaires, car nous étions sur les rotules après les battues dans la montagne.”

Marie et Colomban explique à l’hedbomadaire Famille chrétienne avoir pris conscience progressivement de l’émotion nationale que suscitait la disparition de leur fils. “C’est pourquoi nous voulons dire merci à tous les anonymes qui sont venus sur place pour les battues […] La solidarité a été très forte.” Ils se disent étonnés et touchés “jusqu’aux larmes” par les nombreux témoignages d’affection depuis un mois et demi : “Nous avons reçu beaucoup de lettres, parfois des fleurs… Nous avons reçu aussi beaucoup de SMS”, relate Marie.

“On imagine forcément le pire, mais on ne peut s’empêcher d’espérer…” Colomban, le père d’Émile

Dans cet interview à Famille chrétienne, les parents du petit Émile indiquent traverser l’épreuve de la disparition de leur petit garçon dans la foi, en se définissant “comme des catholiques de l’Église romaine” et se disent “touchés par toutes les marques d’affection et de soutien qui viennent de toute l’Église”. Ils précisent avoir reçu un message de soutien du cardinal-archevêque de Marseille, MgrJean-Marc Aveline.

Les parents du petit Émile disent garder espoir. “On imagine forcément le pire, mais on ne peut s’empêcher d’espérer…” assure Colomban. “Cela ne nous fait pas peur de demander à Dieu un miracle”, complète Marie.

Répondre aux “contrevérités” circulant dans des médias

Les parents d’Émile précisent que leur première prise de parole publique ne signifie pas qu’ils exprimeraient ultérieurement. “La désinformation et la haine existent […] : cela s’est confirmé de manière stupéfiante après la disparition d’Émile”, se désole la mère du garçonnet disparu. “Certains médias assez vicieux se sont permis de raconter n’importe quoi sur nous sous prétexte que nous étions cathos…”, complète son père.

Les parents d’Émile témoignent donc aussi auprès de Famille chrétienne pour répondre aux fausses rumeurs circulant dans la presse et défendre leur réputation et celle de leur famille. Certains témoignages malveillants dans la presse font preuve d’une ignorance crasse, à notre sujet et aussi sur mes parents, en première ligne dans cette histoire, mon père en particulier. Mes parents essaient de traverser avec nous cette épreuve dans la foi”, explique Marie en critiquant la façon dont certains médias ont ridiculisé leur croyance.

La mère du petit Émile précise que certains médias ont voulu les “faire passer pour des illuminés qui comptent uniquement sur la prière en négligeant l’action” et dénonce “de petites contrevérités [… dont] l’accumulation à la longue est révoltante”. “Certains médias sont allés jusqu’à oser écrire que les enquêteurs s’intéressaient désormais à nous au motif que mon profil les intriguait de plus en plus”, enchaîne le père du garçonnet disparu […] Il a fallu beaucoup d’inhumanité à certains pour se moquer de la disparition d’Émile, et pour d’autres s’en réjouir sur les réseaux dits sociaux à cause de nos opinions réelles ou supposées.”

Leur appartenance à des associations très à droite et controversées

À la question de leur appartenance à des associations très à droite et controversées, les parents d’Émile parlent de **certaines informations “révélées et exploitées pour nous salir”. Ils précisent : “Nous militons au Centre Charlier et à l’Agrif (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), et nous en sommes fiers. Nous n’avons absolument rien à cacher. On a aussi largement commenté notre adhésion à un mouvement où nous avons fait en effet un bref passage, avant de le quitter car il ne correspondait pas à nos convictions catholiques. Sans jamais y avoir commis quoi que ce soit de répréhensible – comme certains aiment à le faire croire”.

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