Gavé par les visiteurs du zoo d’Epinal, l’alpaga Fifine est euthanasié

Victime de gavage par les visiteurs, l’un des alpagas du parc animalier du Château, à Epinal, est tombé malade et a dû être piqué samedi 29 juillet. Le personnel du zoo, révolté, veut renforcer la sensibilisation du public sur l’interdiction de nourrir les animaux.

L'alpaga Fifine avait deux ans et demi, alors que son espérance de vie était d'une vingtaine d'années.
L’alpaga Fifine avait deux ans et demi, alors que son espérance de vie était d’une vingtaine d’années. – Parc du château

Elle s’appelait Fifine, elle n’avait pas trois ans. Cet alpaga du parc animalier du Château, à Epinal, dans les Vosges, a dû être euthanasié samedi 29 juillet. Malade, le mammifère au joli poil blanc a été gavé par certains visiteurs, malgré l’interdiction de nourrir les animaux du zoo.

Quand je suis arrivé, elle était allongée par terre et je me suis dit : ça, c’est le pain. Le vétérinaire est venu le plus vite possible, mais il n’y avait pas grand chose à faire. Abréger ses souffrances”, relate son soigneur Romain Ferry.

Renforcer les sanctions ?

Encore ému, il raconte comme Fifine était “aimée de tout le monde“. “Elle se laissait caresser, elle approchait même trop les [visiteurs], qui en profitaient pour lui donner à manger.” Du pain, des carottes, des branchages… l’animal a fini par tomber à l’agonie.

Les gens faisaient ça pour toucher Fifine. A cette heure-ci, ils ne pourront plus la toucher“, lâche, amer, le soigneur. L’alpaga est mort à deux ans et demi, alors que son espérance de vie était d’une vingtaine d’années.

Le personnel du zoo espère que ce drame servira de leçon aux visiteurs, inconscients et parfois même incivils. “Il y en a qui s’introduisent dans le parc, jettent des cailloux sur les animaux, prennent des bouts de bois et leur tapent dessus”.

Pour sensibiliser au bien-être animal, et que cela ne se reproduise plus, la mairie confirme de son côté le renforcement de la signalétique pour rappeler l’interdiction de nourrir les 250 animaux du zoo. Elle réfléchit à la mise en place d’un système de vidéoprotection, et étudie la possibilité de sanctionner financièrement les contrevenants.

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