Des restes de Beethoven retrouvés dans une banque de la Côte d’Azur ?

Des fragments présumés du crâne de Ludwig van Beethoven ont été remis à l’Autriche après leur découverte surprise dans le coffre d’une banque de Vence (Alpes-Maritimes). Un homme d’affaires américain aurait hérité de morceaux de crâne du compositeur allemand.

Les morceaux de crâne restants pourraient expliquer la surdité de Beethoven.
Les morceaux de crâne restants pourraient expliquer la surdité de Beethoven. © AFP – Eva MANHART / APA / AFP

Le mystère de la surdité de Beethoven endiable les chercheurs depuis des décennies. Mais les questions pourraient bientôt trouver réponse grâce à une découverte faite dans un coffre d’une banque azuréenne : des morceaux de crâne appartenant à l’artiste.

Un héritage surprise

Le 20 juillet 2023, l’homme d’affaires américain Paul Kaufmann a fait don de ces reliques à l’Université de médecine de Vienne, où est mort en 1827 Ludwig Van Beethoven.

Lors d’une conférence de presse, Paul Kaufmann a expliqué avoir hérité de ces fragments en 1990, à sa plus grande surprise. Il a indiqué les avoir retrouvés à la Société Général de Vence : “Il y avait de nombreux trésors, dont cette boîte avec l’inscription ‘Beethoven’ à la surface“.

Ces dix fragments avaient vraisemblablement été récupérés par son ancêtre Franz Romeo Seligmann, un médecin viennois qui avait participé en 1863 à l’exhumation des ossements du compositeur à des fins d’études. Ils ont ensuite été transmis de génération en génération, changeant de pays alors que cette famille juive fuyait le nazisme.

Ces ossements, les seuls connus à ce jour, ont une “grande valeur“, a souligné le médecin légiste Christian Reiter, devant les précieux objets conservés sous un présentoir en verre.

Après des analyses pour confirmer leur authenticité, dont les résultats sont attendus d’ici six mois, de nouvelles recherches vont être menées pour tenter d’en savoir plus sur la cause des nombreuses pathologies dont Beethoven souffrait. Jusqu’ici, les chercheurs n’ont malheureusement pas pu déterminer la cause de sa surdité progressive, qui causait tant de peine à l’auteur de la Neuvième symphonie.

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