Jane Birkin et Serge Gainsbourg : le secret derrière la chanson “Je t’aime, moi non plus”

Dans une interview, Jane Birkin a dévoilé un petit secret qui se cachait derrière la chanson “Je t’aime… moi non plus”, l’un des titres les plus emblématiques de la carrière de Serge Gainsbourg.

Jane Birkin vient de s’éteindre à l’âge de 76 ans.

La chanson “Je t’aime… moi non plus” a propulsé Jane Birkin au sommet des classements musicaux. Avant de devenir l’une des chanteuses les plus emblématiques de la variété française, Jane Birkin était une actrice. C’est d’ailleurs sur un plateau de cinéma, lors du tournage du film “Slogan” de Pierre Grimblat en 1968, qu’elle fait la rencontre de Serge Gainsbourg.

Même 32 ans après sa mort, Serge Gainsbourg continue de fasciner. Dans une interview pour Le Figaro, Jane Birkin a confié un petit secret qui se cachait derrière la chanson “Je t’aime… moi non plus”, l’une des plus connues du chanteur.

“Je ne voulais pas qu’il la fasse avec une autre fille”

“Lorsqu’il m’a demandé si je voulais bien chanter, j’ai accepté uniquement par jalousie : je ne voulais pas qu’il la fasse avec une autre fille, a-t-elle confié.

Pourtant, Gainsbourg a bel et bien enregistré une autre version, avec une autre fille qui n’était autre que Brigitte Bardot.Cette version a d’ailleurs été dévoilée en 1986 et à ce moment, Jane Birkin a eu peur d’être effacée par Bardot.

Lorsque Serge Gainsbourg lui a demandé de chanter la chanson, Jane Birkin a saisi l’occasion pour ne pas le voir en studio avec n’importe quelle autre beauté comme Mireille Darc ou une autre. Elle a naturellement chanté une octave au-dessus, ce qui plaisait à Serge car cela donnait à sa voix une sonorité de garçon de chorale.

Jane Birkin confie n’avoir jamais voulu écouter l’originale avec Brigitte Bardot, trouvant qu’elle était tellement sulfureuse, et belle. Selon elle, c’était la version la plus érotique possible. C’est pourtant la version de Jane Birkin qui a créé le scandale, bien au-delà de ce que l’on pouvait imaginer.

Une chanson censurée par le Vatican

Pour leur album commun, intitulé “Jane Birkin – Serge Gainsbourg”, il fallait une dizaine de chansons, dont “Je t’aime… moi non plus”.

L’album a été emballé dans un cellophane portant la mention “Interdit aux moins de 18 ans”, ce qui a participé au succès commercial du disque. Ainsi, Jane Birkin s’est retrouvée à chanter cinq autres chansons, dont “Jane B.”, et par la suite, Serge Gainsbourg lui a offert un disque tous les deux ou trois ans.

La chanson a été jugée obscène par le Vatican et interdite par celui-ci. Jane Birkin pense même que le chef de Phonogram a fait de la prison en Italie à cause de cette chanson. Serge Gainsbourg plaisantait en disant que c’était leur meilleur attaché de presse, car cela a suscité un grand intérêt en Amérique du Sud.

La chanson est devenue non seulement la chanson la plus érotique de tous les temps, selon le Times ou The Guardian, mais elle est également devenue un symbole de liberté pour les Espagnols et les Sud-Américains qui souffraient sous des régimes dictatoriaux.

Jane Birkin a vécu ce succès et les polémiques avec amusement. Son seul souci était de savoir ce que ses parents en penseraient. Finalement, ils ont été stoïques et ont défendu leurs enfants face à la presse anglaise qui les avait pris pour cible en imaginant qu’ils seraient choqués. Jane Birkin ne sait pas s’ils ont été choqués, mais ils les ont défendus en tant que parents loyaux.

Ainsi, l’histoire de la chanson “Je t’aime… moi non plus” de Serge Gainsbourg et Jane Birkin est marquée par la passion, et est devenue un classique intemporel qui témoigne de la force de l’amour, de la passion et de la liberté d’expression.

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