Tour de France 2023 : tout savoir avant le Grand départ à Bilbao samedi

Le Tour de France débute ce samedi 1er juillet à Bilbao au Pays Basque espagnol. Une 110e édition qui s’annonce dantesque, faisant la part belle aux massifs montagneux de l’Hexagone. Les étapes-clés, les favoris, les Français en lice, etc. Voici tout ce qu’il faut savoir avant le Grand départ.

La 110e édition du Tour de France débute ce samedi 1er juillet avec un Grand départ depuis Bilbao au Pays Basque espagnol. Les 21 étapes de la course promettent du spectacle, des larmes et surtout de la joie. Voici tout ce qu’il faut savoir avant d’embarquer dans la plus célèbre et palpitante compétition cycliste au monde.

Un départ sur les chapeaux de roues à Bilbao

Pour la deuxième fois de son histoire, le Tour de France partira du Pays Basque espagnol. Avec une première étape au départ et à l’arrivée de Bilbao, les choses sérieuses vont commencer dès le premier jour. Cette boucle de 182 km, au tracé exigeants, est taillée pour les puncheurs comme Mathieu van der Poel, Wout van Aert ou Julian Alaphilippe. Le Français ne s’y est pas trompé en déclarant “adorer” cette étape inaugurale. Le leader de l’équipe Soudal – Quick Step annonce la couleur et compte bien tenter de s’emparer du Maillot jaune. Les favoris de la Grande boucle tenteront de piéger leurs concurrents d’entrée de jeu.

Les 21 étapes du Tour de France
Les 21 étapes du Tour de France – ASO

La montagne, fil rouge de cette 110e édition

Avec 30 cols gravis pour le peloton, un record, et les cinq massifs montagneux de l’Hexagone traversés, ce Tour de France 2023 se veut montagnard. Les coureurs débuteront par les Pyrénées et remonteront par le Massif central, avec la très attendue neuvième étape et l’ascension du puy de Dôme pour la première fois depuis 35 ans.

Ils mettront ensuite cap vers le Jura avec l’ascension du col du Grand Colombier le 14 juillet, jour de fête nationale. Plusieurs étapes dantesques mettront ensuite les coureurs à rude épreuve dans les Alpes. On peut penser à la 14e étape et ses quatre cols majeurs, à la 16e étape 100% montagnarde, unique contre-la-montre de la compétition, ou la redoutable 17e étape et ses 5.000 mètres de dénivelé et l’ascension du col de la Loze (28km à 6%).

Enfin, le Tour de France connaîtra son épilogue dans les Vosges lors de la dernière étape avant l’arrivée à Paris. Le peloton devra grimper les deux ballons d’Alsace avant d’arriver sur les hauteurs du Markstein.

Vingegaard – Pogacar, la revanche

Ils survolent à eux deux le monde actuel du cyclisme. Ce Tour de France 2023 sera l’occasion d’une nouvelle grande explication entre le Danois Jonas Vingegaard, vainqueur de la dernière édition, et du Slovène Tadej Pogacar, double vainqueur en 2020 et 2021. Le premier a une nouvelle fois montré sa grande forme en remportant le Critérium du Dauphiné tandis que le second a montré quelques signes d’incertitudes. Irrésistible en début de saison, le Slovène a subi un coup d’arrêt avec sa fracture au poignet en avril. Pogacar s’est néanmoins rassuré en écrasant la concurrence lors du championnat de Slovénie.

Pinot, Gaudu, Alaphilippe, Bardet… les Français à suivre

Cela fait maintenant 38 ans que la France attend un héritier à Bernard Hinault, dernier vainqueur tricolore du Tour de France. Et autant tuer le suspense tout de suite, sauf improbable exploit aidé d’un coup du sort, ce ne sera pas pour cette année. Mais parmi les 31 coureurs français en lice cette année, certains auront l’occasion de briller.

À commencer par David Gaudu. Le leader de Groupama-FDJ a terminé à la quatrième place l’an dernier et vise clairement un top 3 cette année. L’ex-lieutenant de Thibaut Pinot a alterné le (très) haut et le (très) bas cette saison. À sa deuxième place dans Paris-Nice cet hiver – intercalé entre les deux derniers vainqueurs du Tour de France, Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard – a succédé un Critérium du Dauphiné très décevant (30e à plus de 25 minutes).

Un autre Groupama-FDJ peut également faire quelques étincelles : Thibaut Pinot. Le Franc-Comtois de 33 ans participe à son dernier Tour et espère “lever les bras une dernière fois” avant de prendre sa retraite à la fin de la saison. Thibaut Pinot a terminé 5e du Tour d’Italie et dit se sentir “bien” physiquement et “libéré” dans sa tête.

L’autre Français que tout le monde a hâte de retrouver sur les routes de la Grande Boucle, c’est Julian Alaphilippe. Le leader de l’équipe Soudal – Quick Step retrouve le Tour après deux ans d’absence et des mois compliqués. Le double champion du monde vient surtout pour “chasser des étapes”, à commencer par la toute première au départ de Bilbao, taillée pour les puncheurs de sa trempe.

Il faudra également être attentif aux performances de Romain Bardet. Le leader l’équipe DSM participe à son dixième Tour de France et annonce vouloir “vivre” une Grande Boucle “intense”. Deuxième en 2016, troisième en 2017, il est le coureur français le plus constant avec six places dans le Top 10 en neuf participations, plus qu’aucun autre coureur engagé cette année.

Les grands absents du Tour de France 2023

Plusieurs immenses cyclistes sont absents de la Grande Boucle cette année. C’est le cas de Primoz Roglic, de Remco Evenepoel, de Geraint Thomas ou Chris Froome. Certains sont de retour de blessures, d’autres non retenus par leur équipe comme Arnaud Démare (Groupama-FDJ) ou concentrés sur le Giro ou la Vuelta. On peut ajouter à cette liste Sam Bennett, Filippo Ganna ou Arnaud de Lie.

Le traumatisme Gino Mäder

La mort de Gino Mäder, coureur suisse tombé dans la descente du col de l’Albula dans le Tour de Suisse il y a deux semaines, hante le peloton. Le terrible accident a déjà un impact sur les coureurs, moins prompts à prendre des risques. “Ça a été dur à encaisser pour tout le monde, je n’ai pas vu un seul coureur prendre des risques dans une descente depuis“, reconnaît le Britannique Tom Pidcock, qui s’était livré à un inoubliable numéro d’équilibriste dans la descente du Galibier en 2022, avant de l’emporter au sommet de l’Alpe d’Huez.

Le drame Mäder est venu rappeler le danger d’un sport où seul un voile de tissu couvre la chair des coureurs, où les casques doivent protéger mais aussi ventiler, tout en restant légers. L’UCI doit annoncer de nouveaux dispositifs de sécurité dans les descentes comme des parapets matelassés installés dans certains virages pour empêcher les coureurs de basculer dans le vide. Ce sera le cas dans la descente du col de la Loze.

Le Covid fait de la résistance sur le Tour

Il s’agit certainement de la seule compétition sportive au monde à conserver un protocole Covid. Les masques et la “distanciation sociale” font leur retour sur le Tour de France 2023. ASO, l’organisateur de la Grande Boucle, veut à tout prix éviter de vivre la même situation que le Tour d’Italie, avec l’abandon à mi-parcours de Remco Evenepoel, leader de la course, mais testé positif au Covid. Les coureurs ont pour consigne d’éviter les selfies et les autographes.

On est les derniers à le faire. Mais une fois qu’il y a le Covid dans le peloton, et on l’a vu sur le Giro, il est très difficile à arrêter parce qu’on passe toute la journée à respirer l’air de l’autre“, a justifié Thibaut Pinot.

Chiffres clés

  • 21 étapes du 1er au 23 juillet
  • 3405,6 km au total
  • 25e départ depuis l’étranger
  • 6 régions et 23 départements traversés
  • 22 équipes, 176 coureurs dont 31 Français
  • 500 accompagnateurs
  • 8 étapes de plaine
  • 8 étapes de montagne
  • 1 contre-la-montre individuel
  • 4 étapes accidentées
  • 30 cols, un record
  • 5 massifs montagneux au programme
  • 2.304 mètres d’altitude pour le col de la Loze, le plus élevé cette année
  • 500.000 euros pour le vainqueur, 2,3 millions d’euros de dotation au total

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